shadow

Oser Explorer Expérimenter Transformer Innover

#Transformation #Intrapreneuriale -01 : Imiter ou Innover ?

par / mardi, 04 février 2014 / Publié dansCitation, Entreprise Intrapreneuriale, Transformer, Victor Hugo

Leader, Suiveur ou Retardataire ?

« N’imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe. »
[Victor Hugo]

« Do not imitate anyone or anything. A lion that copies a lion becomes a monkey. »
[Victor Hugo]

Le Benchmarking consiste à observer et analyser les organisations afin d’identifier les meilleures pratiques d’une activité donnée.

Cette technique peut s’effectuer en interne ou en externe. Dans ce cas cela consiste à l’observation des méthodes et processus de concurrents évoluant dans son secteur d’activité.

Cette méthode développée dans les années 80 est maintenant un standard du management en raison de sa capacité à améliorer l’efficacité opérationnelle et la qualité des processus d’une entreprise. Les améliorations que produit cette technique sont :

  • Pour le benchmarking interne, un gain du temps par une diffusion des connaissances et bonnes pratiques déjà acquises au sein de l’entreprise
  • Pour le benchmarking externe, une comparaison des pratiques et processus de l’organisation avec celles de la concurrence et notamment des meilleurs

 

Benchmarking : outil d’amélioration de l’efficacité opérationnelle

Le benchmarking contribue à améliorer l’efficacité opérationnelle d’une activité en s’inspirant des meilleures pratiques. Le benchmarking a pour objectifs de :

  1. collecter des informations sur la façon dont sont exécutées des activités similaires chez des concurrents, autres entités ou services de l’entreprise
  2. matcher les informations en relation avec leurs performances opérationnelles
  3. comparer ces performances avec celles obtenues par l’entreprise
  4. déceler les leviers d’amélioration des processus existants

Le benchmarking interne est très important pour diffuser les bonnes pratiques au sein même de l’organisation. Il conduit à des stratégies de knowledge management visant à harmoniser, diffuser et partager les savoirs et compétences de l’entreprise.

Le benchmarking externe peut être très utile pour rattrapper un retard sur les pratiques d’une domaine concurrentiel. Il conduit à des stratégies de veille concurrentielle et intelligence économique visant à sourcer puis mettre en œuvre les pratiques des meilleurs concurrents.

Les limites du Benchmarking

L’une des erreurs majeurs observées auprès de nombreuses entreprises est qu’elles l’utilisent pour observer les stratégies de leurs concurrents et définir leur propre stratégie.

Elles détournent ainsi le benchmarking de sont objectif initial d’amélioration de l’efficacité opérationnelle.
Comme le dit Mickel Porter : « la stratégie consiste à construire une position concurrentielle unique, ce qui nécessite d’accomplir des activités différentes de ses concurrents ou accomplir différemment des activités similaires. »

Ainsi les imitations mutuelles peuvent aboutir à la convergence des stratégies des entreprises d’un même secteur. D’ailleurs, l’intervention des sociétés de conseil « classiques » qui diffusent l’expérience qu’elles acquièrent chez leurs clients au travers de leurs différentes missions, accentuent le phénomène de convergence vers des pratiques standardisées.

La concurrence engendrée par ces imitations en chaine peut s’avérer catastrophique car destructrice de valeur et cela conduit à des enchainements de fusion et d’acquisition. Cette solution est perçue comme la solution unique pour sortir de la pression concurrentielle devenue trop forte.

Benchmarking et Innovation

L’innovation permet de créer un espace stratégique et de s’affranchir de la concurrence directe. Or, une stratégie et à fortiori une stratégie innovante doit faire des choix et arbitrages clairs pour aboutir à une offre différenciée.

Ainsi, lorsque l’on poursuit une stratégie innovante, le benchmarking compétitif des autres acteurs du secteur se révèle être un biais particulièrement néfaste. L’alignement stratégique qu’il entraîne va effriter la position concurrentielle de l’entreprise et l’entraîner vers une concurrence frontale.

Pour conclure, on peut dire que le benchmarking est une technique pour l’amélioration opérationnelle toutefois, vouloir imiter le positionnement concurrentiel des concurrents peut conduire à un alignement des stratégies des acteurs du secteur.

La rentabilité à long terme de l’entreprise voire son existence durable, ne peut émerger que de la poursuite d’une stratégie innovante.

Le benchmarking peut toutefois être un levier d’innovation lorsqu’il permet de partager les connaissances et compétences au sein de l’entreprise pour créer un environnement propice à l’innovation.
Mais bien entendu, cette méthode produit l’effet inverse lorsqu’elle pousse l’organisation à aligner sa stratégie sur les standards du secteur en perdant de vue l’émergence d’une position concurrentielle unique.

Le benchmarking est-il pas générateur d’inspiration ?

Le benchmarking est-il pas générateur d’innovation à proprement parlé ?

Taggé sur : ,

Laisser un commentaire

TOP